V. 24/09
J'étouffe depuis une semaine face à l'attitude de Christ. Encore heureux que ce n'est pas physique. Mais trop souvent les mots font plus de maux. Dès 7h30 ce matin,alors que Kelly se met aux jeux devant l'ordi avec un grand verre de lait+Nesquick servi par sa mère, je soigne la plaie de Cassy (elle s'est fait mal avec les rollers, paraît-il, durant les deux jours d'absence). Christ les a amenées depuis mardi soir, je ne sais où. Je ne les ai pas vu mercredi et jeudi, les profs font grève , paraît-il. Je n'en sais pas plus. Point de p'tit déj pour la grande. La benjamine comme chaque jour, soigneusement habillée et coiffée occupe tout le temps de ma fille. Et Cassy, comme chaque jour, n'a droit qu'aux réflexions désagréables dès le réveil. Deux poids, deux mesures. Je prie Dieu que Cassy ne devienne à la longue son souffre douleur. J'en sais quelque chose pour l'avoir subi depuis que Christ a soufflé ses seize bougies. Chantage, menaces, insultes obscènes, violences ... bref ces trucs que subissent au quotidien certains parents impuissants devant le mal-être de leur chers "chair". A l'époque le Grand frère n'existe pas hélas. Christ a maintenant trente-et-un ans et mon calvaire dure depuis quinze ans