D. 19/09

Publié le par edelweiss1308

Les paroles font mal, certes. Mais pas autant que l'angoisse du lendemain de papy et Cassy. Sans toit comment pourrai-je prétendre sauver mon père d'une mise d'office en maison de retraite? Comment sortir Cassy indemme du divorce entre sa mère et son beau père, aussi manipulateur l'un comme l'autre? Comment pourrai je crier le côté cruel, maître chanteur de ma fille sans courir le risque que la garde de Cassy revienne à ce beau père alcoolique qui l'a adoptée? La dernière scène avec ces insultes immondes que Christ m'a fait depuis cet après-midi pour 15€ que je n'ai pas pu la dépanner "parce que je ne les ai pas à ma disposition" me fait moins souffrir que l'interdiction de m'adresser la parole qu'elle a fait à Cassy. 

- Je ferai un papier au tribunal pour dire que tu n'es pas ma fille. C'est la formule magique de Christ.

- J'appelle les flics, tu seras obligée de me suivre où que j'irai et tu ne les verras plus jamais.

Et ça marche! L'enfant obtempère, même si elle continue à me jeter de temps à autre  un regard discret. Elle a peur de ce renoncement par crainte d'être sous la garde de Kévin, et je la comprends. Tout comme elle a peur de ne plus nous voir. Elle est consciente que sans un domicile, je ne suis pas apte officiellement. Mais j'ai mal. Que du bonheur j'ai connu depuis neuf ans à me sacrifier et l'aimer pour la protéger d'une mère absente, j'en garde comme souvenirs. Je l'aime et c'est tout ce qui compte, pour elle comme pour moi.  

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