25 Mai 08

Publié le par edelweiss1308

Christ m'a appelée à 1h du mat.
- Il n'y a plus de RER et je n'ai pas les moyens pour partir d'ici. Est ce que tu peux prendre 1 taxi pour amener Cactus à Paris avec toi. Il a encore piqué une crise et veut réveiller la petite pour lui dire qu'il n'est pas son père et que c'est une bâtarde.
Couvée et protégée jusqu'à ses 3 ans, mon cactus, l'innocente à nouveau dans les tourbillons. Face à l'interdiction d'une surpopulation du dit "social", sa mère a refait sa vie dans l'espoir d'un bonheur sans nuages pour toutes deux à 500 kms de son nid. Depuis Cactus a  une petite soeur. Puis deux déménagements en deux ans avec une rupture qui menace à l'horizon car cet union n'a pas eu la bénédiction de la belle famille.Vient alors 1 troisième, départ définitif de la Vendée pour sauver le couple de l'omniprésence dévastatrice des beaux parents. Retour sur la région parisienne avec un logement de fonction. Mais tout ce temps perdu et ces gâchis ont un prix à payer - le grand pas vers une précarité avec ses stress au quotidien qui rongent jour après jour le bonheur. A cela s'ajoute la jalousie excessive et non justifiée de Kévin. Privée d'emploi, un seul salaire ne suffit pas et la tension prend place à l'amour déjà fragile.
Plusieurs fois elle m'a fait part de son envie de rompre avec ces disputes et dépendance par nécessité d'un toit.
- mais pour aller où, m'a t-elle dit. Je n'ai pas envie que mes filles soient ballotées de foyer en foyer et se voir marquer à vie par l'étiquette de "cas sociaux".
Si seulement Diable existe, je vendrais mon âme pour le pouvoir de pousser les murs de ce cagibi afin les mettre à l'abri.

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