13/07/07- Au bord du cher
12/07/08 - Ce jour, 3 ans auparavant tu nous as quitté. Les bons souvenirs demeurent éternellement en moi. Aujourd'hui que du bonheur comme autrefois. Nous sommes de nouveau réunis, avec ta présence dans l'absence.
Tu es là, dans les airs
si près de nous, je suis certaine.
Tes p'tites, telles des pinsons
chantent, dansent;
nos bras, de branche en branche
elles se balancent.
Ton moitié que t'as peiné
à quitter, tu le vois ce jour
heureux et libre
comme promis.
Au bord du Cher, paisible
il entame une sieste;
puis après ses arrière p'tites
il gambade et s'éclate.
Ton regard dans le vague, puis
cette larme qui perle le sillon...
des souvenirs lointains, encore
en moi, à ce jour demeurent.
Depuis, mon regard a croisé
d'autres vieux au corps meurtri;
ceux qu'on oublie ou ceux qu'on abandonne
dans ces couloirs morbides,
des corps qu'on bouscule
et des âmes qu'on assassine!
Où que tu sois tu l'as échappé,
quant à lui, au crépuscule
je serai toujours là;
de ton voeu, j'ai fait serment.
On dit que le temps
rend la douleur supportable.
Mais le temps passe,
mon coeur inlassable
crie souffrance
des rires lointains à jamais perdus.
Pour toi, ma p'tite maman
qui n'a jamais cessé d'exister en nous.
J.A.D