Nora Berra
Les "Bettancourt" de Courbevoie. Ainsi titre le nouveau Détective n°1454 l'histoire de Mme Paule. Menaces, coups bas, harcèlement... Il n'y a pas que dans la haute bourgeoisie que les affaires de famille se passent mal. A 75 ans, Paule a un problème. Elle s'est fait expulsée de son logement. Détail: ce sont ces propres enfants qui l'ont jetée à la rue! Pour pouvoir mettre le logement en location ...
Quelques jours après, à la UNE des quotidiens.Mr François Deweille, un octogénaire d'Arrou maltraité par des membres de sa famille. Ces derniers sont mis en examen pour séquestration et violences aggravées. La sécrétaire d'Etat chargée des Aînés , Nora Berra, s'est rendu au chevet du vieil homme pour écouter le récit de son calvaire.
Que dire sinon que nous ne pouvons sortir d'une mise à l'écart seulement lorsque les flashs crépitent! Que dirait Nora Berra si des vieillards, dorlotés par leurs proches, sont soumis aux tortures et mis au placard de balai par les réprésentants de l'Etat? Après chaque lecture d'articles relatant les maltraitances sur les personnes âgées "qu'elles soient commises par des proches ou par des titulaires agréés et payés pour ce noble travail d'accompagnement", le dégoût m'envahit. C'est malheureux de l'avouer mais, à chaque fois au fond de nous même "moi et Alex", nous nous attribuons un point d'orgueil qui nous propulse à la marche supérieure. Et qui nous encourage à poursuivre notre chemin, en servant de canne à Dédé. C'est ainsi que Cactus appelle son arrière grand-père. Non, notre vieil homme n'est pas mis à l'écart. Non il n'a pas d'héritage à laisser, si ce n'est qu'un passage furtif de SDF. Non, il n'a pas une retraite de Députés ni de Ministres. Il n'a qu'une petite retraite et une p'tite pension d'invalide de guerre! Il ne fait pas d'envieux, C'est aussi pour ça qu'il n'a plus que nous comme proches. Pour d'autres, lui comme sa moitié disparue, ce sont des charges lourdes et encombrantes! Notre vieil homme "à nous" se promène librement dans les rues, restos ou parcs, seul ou accompagné. Au moins 1 fois par jour, il se rend dans un café du coin pour son loisir préféré "le Rapido". Il est libre de donner chaque jour la pièce à l'artiste au bord de la fontaine Stravinsky (mon père est en admiration devant ces oeuvres aux dimensions gigantesques) ou au magicien chinois de rouge vêtu devant le café Beaubourg. Ou encore à Jannick avec ses bagages de SDF (depuis vendredi Jannick n'est plus admise au MC Do rue du Renard)