La frontière
Les orages de la semaine dernière ont apaisé nos esprits. Hélas ça n'a pas duré. La notion de répit n'existe pas, le droit au répit non plus. J'ai le droit de me taire et de faire face tout seule aux débordements. Je me démène souvent seule pour affronter les conséquences des sautes d'humeur et ne m'autorise pas à exprimer la souffrance, la fatigue. Chacun de nous a tant de problèmes à résoudre que la plupart du temps je prend sur moi pour ne pas abandonner le combat.
Que faire pour faire comprendre la situation insupportable dans laquelle nous nous trouvons. Les services sociaux sont sourds et aveugles. Tout comme Justice. Personne ne veut entendre ou ne peut entendre ces plaintes, ces yeux gonflés par manque de sommeil.Personne pour voir ces familles, cette solidarité qui volent en éclat. Il y a tant à faire... mais peut-être pas intéressant pour nos administrateurs. Soulager le quotidien des familles pour une vie digne et favoriser ce que l'on nomme le droit au répit est une trop lourde tâche "inutile" pour ces politiques où seuls l' enrichissement, le confort personnel et l'avancement comptent! C'est logique en quelque sorte. Ces femmes et hommes ont "avant tous" droit à une vie confortable, digne de leurs titres. Ils ont aussi des proches à placer et à assurer! Une envie de vomir ...
Cher confident, je te suis reconnaissante. Sans toi, sur qui je déverse jour après jour une infime partie de mon stress, j'aurais sans doute franchi "certains jours" cette barre d'appui. La frontière pour un monde meilleur.