19/04/09- Le banc vide

Le printemps est de retour, le même refrain sans entrain

Le banc est vide, ça fait toujours mal. Mais la vie doit continuer

Un ange ne fait que passer et la nostalgie est un duvet moisi par le temps.
La douce moisissure se propage, fait des ravages.

Faire comme si tout va bien, étouffer ses soupirs, noyer ses malheurs,
tel est son quotidien. Existe le temps du bonheur, mais c'était il y a bien
si longtemps. L'abîme est là, près de lui. Intense, dominante... telle est
sa solitude. Il la vit non sans mépris. Elle s'est logée dans ses organes,
aussi tenace que sa maladie, et lutter contre elle est une chose difficile.
Il ne peut entendre mes murmures au loin: non Papa, tu n'es pas seul ni
abandonné. Je suis et serai toujours à tes côtés jusqu'au coucher du
soleil.
Parfois, quelques joies et rires innocents apaisent et soulagent .
Il revit avec le sourire, les jours merveilleux. Et moi aussi ...